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October 23, 2026
JUSTICE

Guinée / L’ancien président de la Cour Constitutionnelle jeté en prison

  • octobre 22, 2026
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Guinée / L’ancien président de la Cour Constitutionnelle jeté en prison

Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour Constitutionnelle de Guinée va purger une peine de prison, après avoir été reconnu coupable de corruption et d’enrichissement illicite. C’est un véritable coup de massue pour la justice guinéenne.

L’ancien président de la Cour constitutionnelle de Guinée, Mohamed Lamine Bangoura, a été condamné à sept ans de prison ferme, le mercredi 21 octobre 2006, dans le cadre de l’affaire portant sur le détournement de 20 milliards de francs guinéens – l’équivalent de 20 millions d’euros – destinés au fonctionnement de l’institution. En prison depuis 2022, Mohamed Lamine Bangoura avait toujours clamé son innocence, avant sa condamnation.

L’ex-haut magistrat a été reconnu coupable de corruption, d’enrichissement illicite, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux dans une affaire portant sur la gestion de fonds publics alloués à l’institution lorsqu’il en était le dirigeant. Il écope aussi d’une lourde amende et de colossales réparations à verser à l’État guinéen solidairement avec ses deux coaccusés, qui sont en fuite.

La Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) l’a notamment reconnu coupable de corruption, d’enrichissement illicite, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. Ce dernier a également écopé d’une amende de deux milliards de francs guinéens et d’une peine d’inéligibilité de cinq ans, tandis que la cour a aussi ordonné la confiscation de ses biens en Guinée et au Sénégal voisin.

En juin dernier, le parquet avait requis une peine de dix ans de prison ferme et une amende de cinquante milliards de francs guinéens. En détention depuis le mois de décembre 2022, l’ancien haut magistrat voit donc son honneur bafoué par des fautes qu’un garant des lois de son pays ne saurait commettre. Conduite par le magistrat et ancien ministre de la justice Charles Wright, la CRIEF entend poursuivre tout guinéen impliqué dans des délits économiques quelque soit son rang et son grade.

Irène Djipohi