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October 29, 2026
Mines et Géologie

Secteur minier : le ministre Urbain Fiacre Opo recadre les exploitants et exige le respect de la loi

  • octobre 28, 2026
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Secteur minier : le ministre Urbain Fiacre Opo recadre les exploitants et exige le respect de la loi

Après avoir réglé le différend minier à Kinkala et Mindouli, le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, a effectué une descente de terrain dans le département de la Bouenza. Accompagné du préfet Marcel Ganongo, le membre du gouvernement est venu s’enquérir des conditions d’exploitation sur les sites de la société SOREMI, confrontée à l’invasion d’artisans et de sociétés utilisant des engins lourds et des explosifs interdits.

La loi doit s’imposer à tous dans le secteur minier. C’est le message fermement martelé par le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, lors de son déplacement dans le département de la Bouenza, étape faisant suite à ses interventions à Kinkala et Mindouli (Pool) dans le cadre du dossier opposant les exploitants artisanaux à la société Baoshi.

Dès son arrivée, le ministre s’est entretenu avec les autorités locales, menées par le préfet du département, Marcel Ganongo, ainsi qu’avec le président-directeur général du groupe SOREMI, Dean Craig. Au cœur des discussions : la relance de la production de polymétaux et le point sur les conditions d’exploitation au sein du périmètre attribué à l’entreprise.

Vers la relance de l’usine d’ici fin décembre

Les premiers échanges ont permis de faire le point sur le calendrier d’activité de la SOREMI. Les assurances données au membre du gouvernement prévoient un redémarrage effectif des installations industrielles dans un avenir proche.

« Depuis le premier jour, nous avons commencé les échanges avec la société SOREMI, parce que l’un des objectifs principaux c’était de nous assurer que la société est en train de mettre tout en œuvre pour relancer ses activités de production. La SOREMI nous a rassurés que tout est mis en œuvre pour que l’usine soit relancée d’ici la fin décembre », a indiqué le ministre Urbain Fiacre Opo.

Toutefois, cette perspective de relance est compromise par de nombreuses occupations et activités illicites sur le terrain.

Violations de périmètre et engins prohibés

Lors de ses visites d’inspection sur les sites de Yanga-Koubenza (district de Mfouati) et de Boko-Songho, le ministre a pu constater de visu l’ampleur des infractions. Le vaste périmètre d’exploitation attribué à la SOREMI suscite la convoitise de plusieurs entités, dont les opérations empiètent directement sur la zone autorisée.

Outre la présence d’artisans mineurs ayant envahi le site, des sociétés bénéficiant d’autorisations d’encadrement artisanal sont pointées du doigt pour le non-respect des règles de jeu. L’État a pourtant formellement interdit l’utilisation de gros engins et d’explosifs dans le cadre de ces autorisations.

« Les autorisations qui ont été délivrées l’ont été pour organiser les artisans, pour une exploitation artisanale qui n’utilise pas de gros engins. Nous avons voulu vérifier l’effectivité de la note interdisant leur présence sur le terrain. Sur certains sites, la mesure a été respectée ; dans d’autres, nous avons encore constaté la présence d’engins », a déploré Urbain Fiacre Opo.

Face à ce constat qui remet en cause l’autorité de l’État, le ministre a lancé une mise en demeure : « toutes les sociétés détentrices d’engins lourds sur le périmètre doivent les retirer sans délai. Des concertations ultérieures seront organisées avec l’ensemble des acteurs titulaires d’autorisations pour arrêter des mesures définitives ».

Cohabitation impossible selon la direction de SOREMI

Interrogé sur la possibilité d’une collaboration ou d’une coexistence pacifique entre l’entreprise industrielle et les exploitants artisanaux réinstallés dans la zone, le PDG de SOREMI, Dean Craig, s’est montré très catégorique quant aux contraintes techniques et sécuritaires :

« C’est très compliqué de travailler ensemble. Déjà au niveau de la sécurité et de tout ce qui se passe à un niveau profond, c’est un risque important. En plus, ils prélèvent des minerais chez nous que nous devrions exploiter dans l’usine. Ce n’est pas vraiment logique. »

Rappel à l’ordre et sanctions à venir

Au terme de cette tournée d’inspection dans la Bouenza, l’exécutif entend remettre de l’ordre dans le cadastre minier et garantir la sécurité des investissements industriels tout en encadrant le secteur artisanal.

Le message de tutelle reste intransigeant : nul ne peut se soustraire à la loi. Les exploitants non conformes sont sommés de se régulariser ou d’évacuer les lieux, sous peine de se voir appliquer les sanctions prévues par les textes réglementaires en vigueur.

Wilfrid DIANKABAKANA