Ethiopie / L’armée fédérale mate les rebelles du Tigré
Alors qu’un accord de paix avait mis fin à deux ans de guerre entre l’armée fédérale éthiopienne et les rebelles du Tigré dans le Nord, les hostilités ont repris en septembre 2026. Mais cette fois-ci, le Premier Ministre Abiy Ahmed entend mettre fin au chantage de ses compatriotes rebelles.
A la suite d’une offensive-éclair, l’armée fédérale éthiopienne a pris pied dans la capitale du Tigré. Les troupes fédérales sont entrées le 3 octobre 2026 à Mekele, la capitale du Tigré. Il y a quelques jours, les forces fédérales éthiopiennes et des milices progouvernementales du Tigré affirmaient se trouver à moins de 20 km de Mekele, capitale de la région, après avoir repoussé une offensive menée par le TPLF à la fin du mois de septembre.
Pour les rebelles du TPLF, il s’agit plutôt de replis sont tactiques, tandis que plusieurs de ses principaux dirigeants auraient quitté la ville, selon des informations rapportées par plusieurs médias. Ces combats marquent l’effondrement de l’accord de paix de Pretoria, signé en 2022 pour mettre fin à une guerre qui aurait fait environ 600 000 morts.
Mais cette fois-ci, la crise prend une dimension régionale. En ce sens que, l’Éthiopie et l’Érythrée qui fait frontière avec le Tigré, ont rompu leurs relations diplomatiques. De plus, Addis-Abeba a expulsé un diplomate égyptien, l’Egypte étant accusée de soutenir les rebelles.
Des explosions ont été entendues à Addis-Abeba dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre. Une source liée à l’alliance rebelle affirme que des drones ont visé des installations militaires, sans confirmation indépendante. Les combats s’étendent parallèlement dans le nord du pays. Militairement, la prise de Mekele montre que l’armée éthiopienne ne veut plus badiner avec cette rébellion cyclique qui empêche le pays de vivre une stabilité pérenne.








