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September 23, 2026
COOPERATION

ONU : le plaidoyer africain de Bourita

  • septembre 23, 2026
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ONU : le plaidoyer africain de Bourita

À la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies, le Maroc a porté un message clair : l’Afrique doit être au cœur des décisions qui façonnent l’avenir du monde. Au nom du Royaume, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a appelé à une réforme en profondeur de l’ONU et de son Conseil de sécurité afin de corriger ce qu’il a qualifié d’« injustice historique » envers le continent africain.

Face aux chefs d’État et de gouvernement réunis à New York, Nasser Bourita a rejeté les clichés qui réduisent l’Afrique à ses crises. Le continent, a-t-il soutenu, est avant tout un espace d’opportunités, d’innovation et d’initiatives capables d’apporter des réponses aux grands défis mondiaux.
S’inscrivant dans la vision portée par le Roi Mohammed VI, résumée par la formule « L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique », le chef de la diplomatie marocaine a souligné le décalage persistant entre les promesses internationales faites au continent et leur concrétisation sur le terrain. Selon lui, l’Afrique dispose aujourd’hui de la maturité politique et institutionnelle nécessaire pour participer pleinement à l’élaboration des solutions concernant ses propres enjeux, mais aussi ceux de la communauté internationale.
Réformer l’ONU et agir sur le terrain
Dans ce contexte, Rabat réaffirme son soutien à une réforme globale des Nations unies, notamment du Conseil de sécurité, afin de mieux refléter les réalités géopolitiques actuelles et d’accorder à l’Afrique une représentation à la hauteur de son poids démographique, économique et stratégique.
Pour le Maroc, cette ambition doit s’accompagner d’actions concrètes. Nasser Bourita a ainsi mis en avant plusieurs initiatives structurantes lancées sous l’impulsion royale, parmi lesquelles l’Initiative Atlantique destinée à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, l’Initiative des États africains de l’Atlantique et le projet de Gazoduc Afrique-Atlantique.
Le ministre a également rappelé l’engagement du Royaume dans les infrastructures régionales, la sécurité alimentaire, la production d’engrais, les énergies renouvelables, la gestion de l’eau, la santé et la formation des compétences africaines. Autant de leviers que Rabat considère comme essentiels pour bâtir une Afrique plus intégrée, plus résiliente et davantage influente sur la scène internationale.
Cir-Raoul HOUNGBEDJI