NouveautéOffre incroyable pour nos abonnés exclusifs !Lire plus
September 2, 2026
POLITIQUE

Maroc-Espagne : Sánchez refuse la thèse de l’ingérence

  • septembre 2, 2026
  • 4 min read
  • 35 Views
Maroc-Espagne : Sánchez refuse la thèse de l’ingérence

Un mois après la spectaculaire arrivée de dizaines de milliers de migrants à Ceuta, le gouvernement espagnol continue de chercher les causes exactes de cette crise qui a bouleversé l’enclave espagnole. Face aux spéculations et aux tensions diplomatiques, le Premier ministre Pedro Sánchez affirme qu’aucun élément ne permet d’accuser le Maroc d’avoir orchestré cet afflux massif. 

Intervenant sur les ondes d’une radio locale, Pedro Sánchez a assuré que les enquêtes menées par les autorités espagnoles se poursuivaient. Selon lui, aucun des services de renseignement partenaires de l’Espagne n’a fourni d’informations laissant penser à une implication des autorités marocaines. 

Fin juillet, plus de 70 000 migrants avaient rejoint Ceuta depuis le territoire marocain, à pied ou à la nage, provoquant une situation exceptionnelle qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes. Si la majorité des migrants ont rapidement regagné le Maroc, plusieurs milliers demeurent encore dans l’enclave. 

Le chef du gouvernement espagnol reconnaît toutefois une défaillance des dispositifs d’anticipation. Les services de sécurité et de renseignement n’avaient pas prévu l’ampleur de cet afflux survenu en l’espace de quelques heures. 

Alors que certains observateurs ont évoqué une possible pression de Rabat dans un contexte marqué par les divergences autour du Sahara occidental et le rapprochement entre Madrid et Alger, Pedro Sánchez appelle à éviter les accusations hâtives. Pour lui, la coopération entre le Maroc et l’Espagne demeure indispensable pour relever les défis migratoires communs. 

Désinformation et riposte gouvernementale 

Le dirigeant espagnol a également dénoncé la diffusion de fausses informations ayant circulé sur les réseaux sociaux au plus fort de la crise. Certaines publications affirmaient notamment que les migrants parvenant à Ceuta ne pourraient pas être renvoyés vers le Maroc, un discours qui aurait contribué à alimenter les départs. 

Pedro Sánchez accuse à la fois les réseaux de passeurs et certains groupes d’extrême droite d’avoir participé à cette campagne de désinformation. Pendant ce temps, Madrid poursuit la gestion de l’urgence avec la création de 6 000 places d’accueil supplémentaires et le déblocage de 168 millions d’euros destinés à soutenir Ceuta, toujours confrontée aux conséquences de cette crise migratoire sans précédent. 

Cir-Raoul HOUNGBEDJI