Désarmement des enfants-soldats : Signature d’une convention africaine historique à New York

Une avancée majeure pour la protection de l’enfance en période de conflit vient d’être réalisée à New York. En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, la représentation permanente du Royaume du Maroc a abrité la signature de la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (DDR) des enfants-soldats.
Cet acte symbolise la mobilisation solidaire des pays signataires — dont la RDC, le Gabon, le Burundi, Sao Tomé-et-Principe, le Maroc, le Mali, le Kenya, la Sierra-Leone, les Comores, la Gambie, le Liberia et la Sierra Leone et autres, déterminés à éradiquer l’exploitation militaire des mineurs.
Un levier stratégique pour la paix régionale
Alors que des milliers de jeunes demeurent embrigadés dans des groupes armés à travers le continent, cette convention pose les bases d’un cadre juridique et opérationnel commun pour : Désarmer et extraire les enfants des zones de combat via des protocoles sécurisés ; Offrir un suivi psychosocial adapté aux traumatismes subis ; et Favoriser la réintégration scolaire et professionnelle afin d’éviter toute récidive d’enrôlement.

S’exprimant à l’issue de la cérémonie de signature ce mercredi à New York, M. Diop a salué la création d’un instrument juridique « important », entièrement conçu et élaboré par des experts africains. Il a souligné la satisfaction du Mali à l’idée d’être « pleinement partie prenante » de cette convention, estimant qu’elle constitue le cadre idéal pour renforcer la coopération et le partage de bonnes pratiques entre les États du continent.
Le rôle moteur de la diplomatie marocaine
En accueillant cet événement, le Maroc confirme sa position de pivot diplomatique en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique. Les représentants présents ont rappelé que la protection de la jeunesse constitue le préalable indispensable à toute stabilité durable sur le continent.
Pour Nasser Bourita, la Convention « illustre la force de l’action collective africaine, exprimée d’une seule voix et fondée sur ses propres capacités ». Selon lui, cet outil démontre que l’Afrique est capable « d’élaborer ses propres normes plutôt que de les importer ».
Wilfrid DIANKABAKANA








