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October 30, 2026
POLITIQUE

Congo : Le pari du 3R, entre fidélité au Baobab et souffle réformateur

  • octobre 30, 2026
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Congo : Le pari du 3R, entre fidélité au Baobab et souffle réformateur

C’est un séisme feutré mais porteur d’immenses promesses qui vient de secouer l’échiquier politique national. En réunissant des délégués venus des quatre coins du pays dans une communion rare, le congrès constitutif du Rassemblement des Républicains Réformateurs (3R) a posé les jalons d’un nouveau modèle partisan. Un pari sur l’avenir porté par une jeunesse érigée en pilier central.

Une marée humaine au diapason des quinze départements

Il y a des rendez-vous avec l’Histoire qui se mesurent à l’énergie d’une salle. Ce jour-là, la mythique salle de congrès vibrait d’une ferveur singulière. Venus des villages les plus enclavés, des arrondissements urbains et des quinze départements du pays, des militants de tous horizons ont convergé, balayant les frontières géographiques et sociales. Une mosaïque humaine unie par une même boussole.

Au perchoir, Juste Mondele, président de cette nouvelle parti politique, a su insuffler le ton juste : celui de l’humilité, de l’émotion, mais surtout de la responsabilité. En saluant les signataires de la charte d’unification du 4 septembre 2026, il a rappelé l’ADN du mouvement : le 3R n’est la propriété exclusive de personne ; il appartient à ceux qui, jour après jour, le font vivre sur le terrain. Une ouverture saluée par la présence de nombreuses personnalités et délégations alliées venues acter la naissance de cette nouvelle force républicaine.

L’hommage appuyé au « Grand Baobab »

Au cœur de cette dynamique, l’ancrage institutionnel et historique demeure une boussole inamovible. À l’invitation de Juste Mondele, l’assemblée s’est levée comme un seul homme pour rendre un vibrant hommage au président de la République, chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso. Salué comme « l’homme de paix, le grand baobab et le panafricain », le chef de l’État incarne, aux yeux des congressistes, ces valeurs de paix, d’unité nationale et de progrès qui irriguent la vision du 3R, un parti résolument populaire, démocratique et social-libéral.

« Cela semble toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait »

Pourquoi créer un nouveau parti dans un paysage politique déjà foisonnant ? La question brûle les lèvres des observateurs sceptiques. La réponse du parti par le biais de Juste Mondelé se veut tranchante, nourrie par la force morale de Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait ».

Loin d’une simple addition cosmétique de sigles, le 3R ambitionne de réinventer la grammaire de l’action politique. Son pari repose sur un « logiciel » modernisé :

  • Un débat de proximité ancré dans le réel des citoyens,
  • Des propositions thématiques concrètes plutôt que des incantations abstraites,
  • Et surtout, un basculement paradigmatique où les femmes et les jeunes ne sont plus de simples supplétifs électoraux, mais les architectes de premier plan, soutenus par des initiatives concrètes en matière d’activités génératrices de revenus.

Un chemin exigeant mais une boussole inébranlable

La tâche qui s’annonce est immense. Structurer les instances de base, adopter les textes fondamentaux et poser les fondations intermédiaires exigera des débats riches, rigoureux et constructifs. La marche sera rude, semée d’embûches, mais la foi des congressistes reste inaltérable.

En déclarant officiellement ouverts les travaux de ce congrès constitutif, Juste Mondele a fixé le cap d’une aventure politique taillée pour durer. Le 3R fait son entrée sur la scène nationale avec une certitude : celle de transformer l’essai de l’ambition en victoires collectives pour la République.

Wilfrid Diankabakana.