Addis-Abeba : l’Union Africaine annonce la poursuite du dialogue avec les régimes militaires putschistes en place
L’information a été communiquée le dimanche 15 février 2026 à Addis-Abeba au cours d’un briefing après la cérémonie de clôture des travaux du 39è Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union Africaine.
Ouverts du 14 au 15 février 2026 au siège de la Commission à Addis-Abeba, la capitale diplomatique africaine, les travaux du 39è sommet de l’Union Africaine se sont achevés par la mise en place d’un nouveau bureau dont la présidence tournante sera assurée désormais par Evariste Ndayishimiye , président de la République Burundaise, avec pour président de la Commission Mahmoud Ali Youssouf de nationalité Djiboutienne.
Loin du thème principal : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », l’actualité internationale était également au centre des débats. Notamment le cas des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Niger, Burkina Faso, Mali) où l’Union africaine ce jour par la voix du président de la Commission, a annoncé « la poursuite du dialogue avec les régimes militaires putschistes en place et, sans les réintégrer au sein de l’UA, soutenir leur combat contre les groupes terroristes ».
Pour atteindre les objectifs, Mahmoud Ali Youssouf définit sa stratégie : « l’Union africaine n’aura aucune tolérance pour les changements de pouvoir anticonstitutionnels ». C’est dans cette perspective que l’UA qui a réitéré sa « détermination à faire taire les armes », a annoncé la création pour « les prochaines semaines », d’une « plateforme commune » de dix-huit pays sur les questions de sécurité. S’exprimant au sujet du conflit en RDC, Evariste Ndayishimiye, le nouveau président a souligné avec emphase, l’urgence de l’application des accords de paix de Washington, la médiation devant être pilotée par l’Union africaine et non les partenaires étrangers.
Joseph Kapo, envoyé spécial à Addis-Abeba








