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September 11, 2026
SCIENCES

Sommet de Paris sur l’espace : Denis Sassou-N’Guesso défend l’indépendance technologique de l’Afrique

  • septembre 11, 2026
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Sommet de Paris sur l’espace : Denis Sassou-N’Guesso défend l’indépendance technologique de l’Afrique

Au sommet de Paris sur l’espace, le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a défendu une vision africaine fondée sur la coopération, la mutualisation des ressources et le développement des capacités spatiales propres.

Le Chef de l’Etat qui a pris la parole, le 10 septembre 2026, au cours de ce sommet, a proposé, notamment, la création d’un partenariat spatial pour le bassin du Congo et l’installation, à Brazzaville, d’un observatoire régional.

L’Afrique doit prendre toute sa place dans l’économie spatiale mondiale. C’est le message porté par le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, qui a également, souligné lors de son intervention, la place désormais centrale de l’espace dans les politiques de développement, de sécurité et de souveraineté.

 L’espace, un outil de développement et de souveraineté

L’espace ne constitue plus un horizon lointain réservé aux grandes puissances, a déclaré le chef de l’Etat congolais. Pour lui, l’espace est devenu une plateforme essentielle pour les États africains, notamment, dans les domaines des communications, de l’observation des territoires, de la sécurité, de l’agriculture, de la gestion des ressources naturelles et de la prévention des crises.

Selon Denis Sassou-N’Guesso, il n’est plus question de chercher à savoir si l’Afrique doit investir dans le secteur spatial. Il s’agit plutôt de définir la vision qui permettra de mettre les technologies orbitales au service du développement du continent, a-t-il précisé.

Le président congolais a clamé le soutien de son pays au développement de l’économie spatiale, de la recherche scientifique, de l’innovation et du progrès technologique, avant de rappeler les avancées institutionnelles réalisées dans ce domaine au niveau de l’Union africaine. L’adoption, en 2016, de la politique et de la stratégie spatiales africaines par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, ainsi que la création de l’Agence spatiale africaine en 2018 figurent parmi ces avancées, a relevé Denis Sassou-N’Guesso.

Un partenariat spatial pour le bassin du Congo

La République du Congo a ainsi proposé qu’un partenariat spatial pour ce bassin du Congo soit mise en place au regard du rôle que joue cet espace dans la régulation naturelle du climat mondial et de l’enjeu écologique majeur qu’il représente aussi bien pour l’Afrique que pour la planète. Ce partenariat viserait ainsi à mettre les données et les technologies spatiales au service de la préservation du bassin du Congo, considéré comme l’un des patrimoines écologiques de l’humanité.

En effet, selon Denis Sassou-N’Guesso les pays qui assurent la protection de cet espace doivent pouvoir accéder aux données satellitaires, disposer des compétences nécessaires pour les traiter et former les scientifiques, les ingénieurs et les entrepreneurs appelés à répondre aux défis environnementaux. Brazzaville se dit prête à accueillir un observatoire spatial du bassin du Congo. Cette structure aurait une vocation régionale et travaillerait en liaison étroite avec l’Agence spatiale africaine.

L’observatoire pourrait notamment contribuer au suivi de la couverture forestière, à la surveillance des écosystèmes, à l’évaluation des changements environnementaux et à l’amélioration de la coopération scientifique entre les pays de la Région.

Cette proposition du président de la Commission Climat du bassin du Congo, organe de l’Union africaine s’inscrit dans une démarche de responsabilité partagée entre les États africains et leurs partenaires internationaux.

Wilfrid DIANKABAKANA